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central

Enquête sur les Structures Familiales et le Contexte Sociodémographique au Togo (EFAMTO) en 2000

Togo, 2000
ID de référence
TGO-DGSCN-EFAMTO-2000-001
Producteur(s)
Unité de Recherche Démographique
Métadonnées
Documentation au format PDF DDI/XML JSON
Créé le
Nov 05, 2025
Dernière modification
Nov 05, 2025
Consultations
6954
Téléchargements
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Documentation de l'étude
Questionnaires
Questionnaire Menage
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Auteur(s) UNIVERSITE DE LOME - UNITE DE RECHERCHE DEMOGRAPHIQUE
Date 2000-01-01
Pays Togo
Langue français
Contributeur(s) Unité de Recherche Démographqiue - Université de Lomé Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale - Ministère de la Planification, du Développement et de l'Aménagement du Territoire Direction de la Planification et de la Populat
Editeur(s) Unité de Recherche Démographqiue - Université de Lomé
Description Le questionnaire ménage renferme les informations sur les caractéristiques des membres des ménages et les caractéristiques du logement
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Questionnaire individuel homme
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Auteur(s) UNIVERSITE DE LOME - UNITE DE RECHERCHE DEMOGRAPHIQUE
Date 2000-01-01
Pays Togo
Langue français
Contributeur(s) Unité de Recherche Démographqiue - Université de Lomé Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale - Ministère de la Planification, du Développement et de l'Aménagement du Territoire Direction de la Planification et de la Populat
Editeur(s) UNIVERSITE DE LOME - UNITE DE RECHERCHE DEMOGRAPHIQUE
Description Le questionnaire homme s'adresse aux chefs de ménages de sexe masculin et comporte les dix sections suivantes :
1 - Caractéristiques socio-démographiques ;
2 - Activités économiques et formations professionnelles ;
3 - Histoire migratoire ;
4 - Histoire matrimoniale ;
5 - Régulation des naissances ;
6 - Prise en charge du ménage ou du noyau familial ;
7 - Soins aux enfants ;
8 - Solidarité familiale ;
9 - Épargne et endettement ;
10 - Vie socioculturelle.
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Questionnaire individuel femme
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Auteur(s) UNIVERSITE DE LOME - UNITE DE RECHERCHE DEMOGRAPHIQUE
Date 2000-01-01
Pays Togo
Langue français
Contributeur(s) MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DU DEVELOPPEMENT -DIRECTION GENERALE DE LA STATISTIQUE ET DE LA COMPTABILITE NATIONALE -DIRECTION DE LA PLANIFICATION DE LA POPULATION
Editeur(s) UNIVERSITE DE LOME - UNITE DE RECHERCHE DEMOGRAPHIQUE
Description Le questionnaire femme s'adresse aux femmes (une par ménage) et comporte les 13 sections suivantes :
1 - Caractéristiques socio-démographiques ;
2 - Activités économiques et formations professionnelles ;
3 - Histoire migratoire ;
4 - Histoire matrimoniale ;
5 - Régulation des naissances ;
6 - Prise en charge du ménage ou du noyau familial ;
7 - Soins aux enfants ;
8 - Solidarité familiale ;
9 - Épargne et endettement ;
10 - Vie socioculturelle;
11 - Avortement ;
12 - Éducation des enfants ;
13 - Violence faite aux femmes.
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QUESTIONNAIRE INDIVIDUEL "ENFANT"
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Auteur(s) UNIVERSITE DE LOME - UNITE DE RECHERCHE DEMOGRAPHIQUE
Date 2000-01-01
Pays Togo
Langue français
Contributeur(s) MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DU DEVELOPPEMENT -DIRECTION GENERALE DE LA STATISTIQUE ET DE LA COMPTABILITE NATIONALE -DIRECTION DE LA PLANIFICATION DE LA POPULATION
Editeur(s) UNIVERSITE DE LOME - UNITE DE RECHERCHE DEMOGRAPHIQUE
Description Le questionnaire enfant est administré à un enfant âgé de 10 à 29 ans, tiré parmi les enfants biologiques des chefs de noyaux. Ce questionnaire comporte huit sections.
1 - Caractéristiques socio-démographiques ;
2 - Histoire scolaire ;
3 - Histoire migratoire ;
4 - Comportement sexuel ;
5 - Avortement ;
6 - Activités économiques et formations professionnelles ;
7 - Prise en charge des enfants ;
8 - Violence faites aux enfants.
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QUESTIONNAIRE INDIVIDUEL "AUTRE MEMBRE"
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Auteur(s) UNIVERSITE DE LOME - UNITE DE RECHERCHE DEMOGRAPHIQUE
Date 2000-01-01
Pays Togo
Langue français
Contributeur(s) MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DU DEVELOPPEMENT -DIRECTION GENERALE DE LA STATISTIQUE ET DE LA COMPTABILITE NATIONALE -DIRECTION DE LA PLANIFICATION DE LA POPULATION
Editeur(s) UNIVERSITE DE LOME - UNITE DE RECHERCHE DEMOGRAPHIQUE
Description Le questionnaire "Autre membre" est administré à un autre membre du ménage ; une personne qui n'est ni CN, ni épouse d'un CN, ni fils ou fille d'un CN. (il est soit enfant confié, autre parent, domestique) âgé de 10 ans ou plus, tiré parmi les autres membres du ménage. Les dix sections du questionnqire se présentent comme suit :
1 - Caractéristiques socio-démographiques;
2 - Histoire scolaire;
3 - Histoire migratoire;
4 - Histoire matrimoniale;
5 - Régulation des naissances;
6 - Activités économiques et formations professionnelles;
7 - Épargne et endettement;
8 - Appui de ou à la famille biologique;
9 - Soins en matière de santé;
10 - Violence faite aux autres membres.
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Rapports
Famille, Migrations et Urbanisation au Togo - Fascicule 1 - Résultats de l'enquête qualitative
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Auteur(s) Unité de Recherche Démographqiue - Université de Lomé Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale - Ministère de la Planification, du Développement et de l'Aménagement du Territoire
Date 2002-06-30
Pays Togo
Langue français
Contributeur(s) Direction de la Planification et de la Population - Ministère de la Planification, du Développement et de l'Aménagement du Territoire
Editeur(s) Unité de Recherche Démographqiue - Université de Lomé Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale - Ministère de la Planification, du Développement et de l'Aménagement du Territoire
Description Ce rapport fait état des principaux résultats de l'enquête qualitative sur les familles togolaises. Cette enquête visait à cerner la structure et le fonctionnement de la famille, à évaluer son comportement face à la crise et à dégager des pistes pour les actions susceptibles d'améliorer les conditions de vie des membres.
Résumé La famille étendue, sous l'action des facteurs de changements dont l'urbanisation, la modernisation et la crise socio-économique, subit des transformations au niveau de certaines de ses fonctions sociales classiques, notamment en ce qui concerne l'expression de la solidarité familiale et l'encadrement familial des enfants. Ces transformations ont conduit à l'émergence de nouveaux modèles familiaux et de nouveaux rôles. Les familles nucléaire élargie, nucléaire multipolaire et monoparentale dirigée par la femme constituent ainsi quelques exemples de modèles familiaux.

La famille nucléaire restreinte constituée par le père, la mère et les enfants apparaît comme un modèle virtuel dans les représentations et pratiques des nouvelles générations, celles des villes surtout. Le mariage reste partout le fondement légitime de la famille et la dot garde encore sa connotation d'acte de reconnaissance de l'union conjugale.

Face à la crise économique, les ressources de la famille apparaissent de plus en plus réduites et la survie passe par « la débrouillardise ». Les difficultés économiques s'aggravent avec l'irrégularité du paiement des salaires aux fonctionnaires et des pensions aux retraités ainsi que la diminution de la production agricole due à l'appauvrissement des sols. Des activités économiques précaires (petits commerces, moto taxi, coiffure, etc. …), l'adhésion à des associations et groupes d'entraide, l'émigration… constituent quelques stratégies de survie pour la majorité de la population. D'autres, surtout les personnes âgées, mettent l'espoir en leurs enfants. Quant aux jeunes, ils fondent leur espoir sur l'apprentissage des métiers pratiques afin de monter plus tard leurs propres affaires.
Table des matières TABLE DES MATIERES


AVANT PROPOS iii
REMERCIEMENTS v
RESUME EXECUTIF vii
LISTE DES ABREVIATIONS ET SIGLES UTILISES xiii
TABLE DES MATIERES xv
LISTE DES TABLEAUX xviii
INTRODUCTION 1
PREMIERE PARTIE - CONTEXTE THEORIQUE, DEMARCHE METHODOLOGIQUE ET DEROULEMENT DE l'ENQUETE 3
CHAPITRE I : OBJECTIFS, HYPOTHESES ET METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE 5
I.1- Objectifs de la recherche 5
I. 2 - Hypothèses de recherche 5
I.3 - Définitions des concepts 7
I.4 - Méthodologie de l'étude 8
I.4.1 - La technique de collecte de données utilisée est celle du Focus Group 8
I.4.2 - Choix des zones d'étude 8
I.4.3 - Profils des groupes et caractéristiques de l'échantillon 9
I.4.3.1- Critères de sélection des participants aux groupes de discussion 9
I.4.3.2- Types de groupes 9
I.4.3.3 - Critères de sélection des animateurs 11
I.4.3.5 - Critères de sélection des facilitateurs 12
I.4.4 - Canevas de discussion et activités préparatoires de la collecte 12
I.4.4.1 - Axes et thèmes de recherche du canevas de discussion 12
I.4.4.2 - Formation des animateurs et secrétaires de séance 16
CHAPITRE II : DEROULEMENT DE L'ENQUETE SUR LE TERRAIN ET EXPLOITATION DES DONNEES 19
II.1 - La collecte des données 19
II.2 - Traitement des données 19
II.2.1 - Traduction/transcription des cassettes 19
II.2.2 - Procédure d'analyse 19
II.2.2.1 - Le logiciel d'analyse de données qualitatives Ethnograph 19
II.2.2.2 - Les étapes de la procédure d'analyse 20

DEUXIEME PARTIE : LES RESULTATS DE L'ETUDE 23
CHAPITRE III - STRUCTURE ET DYNAMIQUE DE LA FAMILLE 25
III.1 - Représentation sociale de la famille 25
III.1.1 - La représentation sociale actuelle de la famille est riche de sens 25
III.1.2 - De nouveaux modèles de famille émergent 29
III.1.3 - Famille d'antan et famille actuelle, la préférence n'est pas tranchée 30
III.1.4. Mécanisme de constitution de la famille 31
III.1.5 - La dot est chargée d'un sens particulier pour chaque personne en présence 34
III.1.6 - La dot fonde partout le mariage mais son contenu est variable 36
III.1.7 - La valeur de la dot tend à diminuer 37
III.2 - Evolution et dynamique de la famille 37
III.2.1 - Des rôles et des responsabilités répartis au sein du ménage 37
III.2.2 - L'homme garde l'autorité de droit et le consensus est prôné 38
III.2.3 - Certaines fonctions traditionnelles de la famille subissent des changements 38
III.2.4 - La crise socio-économique est stigmatisée comme étant la principale cause des changements qui affectent la famille 39
III.2.5. Les ressources de la famille sont médiocres face à la crise 39
III.2.6 - Les familles se débrouillent pour survivre 40
CHAPITRE IV - EDUCATION ET PERSPECTIVES D'AVENIR DES ENFANTS 43
IV.1 - Education familiale 43
IV.1.1 - Perceptions traditionnelle et moderne de l'enfant 43
IV.1.2 - Valeurs transmises pour répondre aux besoins futurs 46
IV.1.2.1- Valeurs morales 48
IV.1.2.2- L'amour du travail comme une valeur transmise 48
IV.1.2.3 - La scolarisation et l'apprentissage intègrent la grille des valeurs 49
IV.1.2.4 - L'éducation sexuelle comme valeur transmise 49
IV.1.2.5 - Les valeurs culturelles 50
IV.1.3 - Prise de décision de l'enfant 50
IV.1.4 - Sortie de l'enfant du foyer parental 51
IV.1.4.1 - Le confiage d'enfants comme une voie de sortie du foyer parental 51
IV.1.4.2 - Les autres voies de sortie 53
IV.2 - Education scolaire 54
IV.2.1 - La perception de l'école 54
IV.2.2 - Des innovations souhaitées pour l'école 56
IV.2.3 - Déscolarisation et abandon 56
IV.2.4 - Education familiale et scolaire : complémentarité ou divergence 59
IV.2.5 - L'implication de la communauté dans l'éducation des enfants 59
IV.3 - Quelles perspectives d'avenir pour les enfants 61
CHAPITRE V - RELATIONS DE GENRE ET STATUT DE LA FEMME 65
V.1 - La constitution de la famille et le statut de la femme 65
V.1.1 - Effets de la dot sur le statut de la femme 65
V.1.2 - La polygamie vue comme un obstacle à l'émancipation de la femme 67
V.1.3 - La résidence séparée des conjoints : une nouvelle pratique qui affecte le statut de la femme 68
V.2 - Le rôle de la femme dans la famille face à la crise 70
V.2.1 - Apparition de nouveaux rôles pour les femmes 70
V.2.2 - Les femmes prennent le devant et les hommes perdent de leurs prérogatives 71
V.3 - Les rapports de genre au niveau de la prise de décision 73
V.4 - Les droits de la femme 74
V.4.1 - Persistance des inégalités entre hommes et femmes en matière d'héritage foncier 74
V.4.2 - Le libre choix du conjoint prend le pas sur le mariage forcé 75
V.4.3 - De l'initiative ou non de dissolution du mariage par la femme 76
V.4.4 - Droit à l'instruction : une fille à l'école sert désormais à quelque chose 78
V.5 - Violences faites aux femmes et relation de genre en situation de conflits conjugaux 79
V.5.1 - Les violences faites aux femmes naissent des causes variables et empruntent des voies multiples 79
V.5.2- Conséquences déplorables et mérites d'une lutte engagée de tous 82
CHAPITRE VI - FAMILLE ET SANTE 85
VI.1 - La communication reste encore à établir entre parents et enfants en matière d'éducation sexuelle 85
VI.1.1 - Les facteurs de blocage sont multiples 85
VI.1.2 - Les besoins en éducation sexuelle sont multiples 87
VI.1.3 - Des stratégies sont énumérées pour établir la communication 87
VI.2 - Les contraintes financières dictent aux couples le recours aux moyens modernes de planification familiale ……………………………………………………………...…87
VI.2.1 - De l'hésitation à un choix réaliste 88
VI.2.2 - Les couples se font quand même une idée de la taille de la famille acceptable 88
VI.3 - Les comportements à risques et autres comportements nuisibles 89
VI.3.1 - Les types de comportements à risques et leurs conséquences sur la santé familiale 89
VI.4 - Les recours thérapeutiques en matière de santé 91
VI.4.1 - Les types de recours 91
VI.4.2- L'insuffisance des moyens financiers justifie la multiplicité des recours 92
CHAPITRE VII - LES RELATIONS CONJUGALES ET LA FAMILLE 95
VII.1. - Sources des conflits conjugaux. 95
VII.1.1. - Les sources internes de conflits conjugaux 95
VII.1.2 - Les sources externes de conflits conjugaux 101
VII.2 - Mécanismes de résolution des conflits conjugaux 103
VII.2.1 - Gestion des conflits au sein du couple : recours idéal mais peu réalisable 103
VII.2.2 - Règlement des conflits conjugaux par les belles-familles : la voie pratique 104
VII.2.3 - L'intervention des sages : une garantie pour l'impartialité 105
VII.2.4 - Le recours aux autorités administratives et religieuses : la voie de l'intransigeance 106
VII. 3 - L'harmonie est une résultante de facteurs réunis 106
Conclusion et recommandations 110
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 118
ANNEXES 120
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Famille, Migrations et Urbanisation au Togo - Fascicule 2 - Résultats de l'enquête quantitative
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Auteur(s) Unité de Recherche Démographqiue - Université de Lomé Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale - Ministère de la Planification, du Développement et de l'Aménagement du Territoire
Date 2002-06-30
Pays Togo
Langue français
Contributeur(s) Direction de la Planification et de la Population - Ministère de la Planification, du Développement et de l'Aménagement du Territoire
Editeur(s) Unité de Recherche Démographqiue - Université de Lomé Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale - Ministère de la Planification, du Développement et de l'Aménagement du Territoire
Description Ce rapport fait état des principaux résultats de l'enquête quantitative sur les familles togolaises. Cette enquête visait à cerner la structure et le fonctionnement de la famille, à évaluer son comportement face à la crise et à dégager des pistes pour les actions susceptibles d'améliorer les conditions de vie des membres.
Résumé Activités économiques, provenance et utilisation des ressources du ménage

Dans l'ensemble, le Togolais commence sa première activité rémunérée à 20 ans environ (18,3 ans). Cet âge moyen d'entrée en vie active est légèrement plus élevé en milieu urbain qu'en milieu rural (20 ans contre 17 ans). Par ailleurs, les âges de pleine activité se situent entre 25 ans et 55 ans.
D'une façon générale, les femmes entrent en vie active généralement un peu plus tôt que les hommes. En effet, pour diverses raisons elles abandonnent l'école soit pour devenir aides familiales, soit pour s'orienter vers l'apprentissage d'un métier ou la recherche d'un emploi (domestique, revendeuse, etc). Le maximum du taux d'activité est atteint chez les hommes à 35-39 ans (95%) alors que c'est dans le groupe d'âges (40-44 ans) que ce maximum s'observe chez les femmes (86 %).
Dans l'ensemble, la moitié des actifs (52 %) travaille essentiellement dans le secteur agricole qui contribue pour environ un tiers au PIB. Les personnes de sexe masculin et celles qui résident en milieu rural s'occupent beaucoup plus des activités agro-pastorales. Les analphabètes sont proportionnellement plus nombreux à être agriculteurs.

Difficultés des ménages ; problèmes prioritaires préoccupants et solutions proposées

Pour faire face à leurs besoins, certains enquêtés ont recours à des emprunts.
Dans l'ensemble, 28% des membres des ménages enquêtés ont contracté une dette auprès d'une banque ou auprès de quelqu'un. Les prêteurs sont essentiellement un ami (34%), un membre de la famille (31%), le boutiquier (27%). Très peu de gens ont cité la Banque (2%), cohabitant/voisin (3%) et propriétaire de maison (3%).
Quel que soit le sexe de l'enquêté, les ménages vivant dans la Région Maritime sont les plus endettés du pays (respectivement 38% pour les hommes et 45 % pour les femmes).
Dans la Région Maritime, les femmes sont plus endettées que les hommes. On retrouve la même configuration à Lomé également. Dans les autres Régions du pays, les hommes sont plus endettés que les femmes.
Les résultats montrent que les ménages s'endettent pour des besoins bien déterminés. Parmi les dépenses auxquelles ont servi les emprunts en priorité, on note l'alimentation avec 31% des dépenses, soins et santé de la famille (24%), promotion d'une activité non agricole génératrice de revenus (20%) des dépenses et achat de terrain/construction de logement (11,2%) des dépenses.

Éducation familiale, confiage et violence faite aux enfants

Les résultats de l 'étude montrent que dans les ménages togolais, la proportion des propres enfants (enfants des deux conjoints) est plus élevée que celle des enfants confiés ou adoptés quelles que soient les caractéristiques considérées. En effet, dans l'ensemble, 71 % des enfants âgés de 6 à 14 ans vivant avec l'enquêtée sont ses propres enfants et 5 % sont des enfants du conjoint . Toutefois, il existe une proportion non négligeable d'enfants confiés (24%), ce qui révèle que le phénomène de confiage d'enfants est toujours en cours au Togo.
Selon le milieu de résidence, en milieu urbain, 66 % des enfants vivant dans les ménages sont des enfants des deux conjoints ; 28 % des enfants sont confiés et 6 % des enfants appartiennent à un des conjoints. En milieu rural, on observe 74% d'enfants vivant avec leurs parents et 22 % d'enfants confiés. L'écart entre les proportions d'enfants confiés en milieux rural et urbain peut s'expliquer par le fait que les ménages en ville ont beaucoup plus recours à la pratique de confiage soit pour les travaux domestiques, soit pour les activités commerciales.
Table des matières TABLE DES MATIERES

AVANT PROPOS iii
REMERCIEMENTS v
RESUME EXECUTIF vii
LISTE DES ABREVIATIONS ET SIGLES UTILIES xxi
TABLE DES MATIERES xxiii
LISTE DES TABLEAUX xxvii
LISTE DES GRAPHIQUES xxxiii
LISTE DES GRAPHIQUES xxxiii
PROPOS INTRODUCTIFS ET JUSTIFICATION DE L'ETUDE 1
Première Partie - FONCTION DE PRODUCTION AU SEIN DES MENAGES 15
CHAPITRE I - Provenance et utilisation des ressources du ménage 17
I.1 - Activités économiques des membres du ménage 17
I.1.1 Participation à l'activité économique 17
I.1.2 - Activité principale et secteurs d'activité 21
I.1.3 Activité secondaire 25
I.2 - Utilisation des ressources des noyaux familiaux 32
I.2.1 - Les dépenses des noyaux familiaux et des ménages 32
I.2.1.1 - Les ressources/revenus 32
I.2.1.2 - Les principales dépenses des noyaux 35
I.2.1.3 - Part de l'alimentation dans le revenu familial 36
I.2.2 - Epargne des membres du ménage 37
I.2.2.1 - Epargne institutionnelle 37
I.2.2.2 - Epargne informelle sous forme de tontine 40
I.2.3 - Endettement des membres du ménage 43
I.2.3.1 - Nature et origine des emprunts 43
I.2.3.2 - Utilisation des crédits des membres du ménage 46
I.2.3.3 - Crédits des membres du ménage et niveau de vie 47
CHAPITRE II - Difficultés des ménages et stratégies adoptées 51
II.1 - Conditions de vie des membres du ménage 51
II.1.1 -Les problèmes 51
II.1.2 - Les propositions de solutions 54
II.1.3 - Perception de l'évolution des conditions de vie 58
II.1.4 - La prise en charge des enfants : ce que les intéressés en disent ! 59
II.2 - Stratégies mises en œuvre 62
II.2.1 - Solidarités familiales 62
II.2.1.1 - Définition du concept "solidarité familiale" 62
II.2.1.2 - Différentes pratiques de la solidarité familiale 63
II.2.1.3 - Fréquence de la manifestation des pratiques de la solidarité familiale 67
II.2.1.4 - Le confiage des enfants 70
II.2.2.1 - Importance des groupements et associations dans la vie des hommes et des femmes au Togo 73
II.2.2.2 - Différents types de groupements et associations 75
II.2.2.3 - Groupements et assistance aux membres 80
Deuxième Partie - EDUCATION DES ENFANTS 83
CHAPITRE III - EDUCATION FAMILIALE DES ENFANTS 85
III.1 - Statut des enfants dans le ménage 86
III.1.1 - Statut des enfants à charge selon certaines caractéristiques 86
III.1.2 - Statut des enfants du ménage selon leur âge et leur scolarisation 88
III.2 - Activités des enfants du ménage 90
III.2.1 - Activités des enfants du ménage selon le statut et le sexe 90
III.2.2 - Activités des enfants du ménage selon l'âge 91
III.3 - Prise de décision concernant les enfants 93
III.3.1 - Scolarisation et apprentissage 94
III.3.2 -.Permission pour les sorties des enfants 95
III.3.3 - Mariage des enfants 96
III.4 - Violences faites aux enfants 98
CHAPITRE IV - SCOLARISATION ET ALPHABETISATION 101
IV.1 - Présentation succincte du système scolaire 101
IV.2 - Analyse des niveaux et déterminants de la scolarisation 103
IV.2.1 - Définition de concepts 103
IV.3 - Les charges éducatives des ménages 109
IV.3.1- Population scolarisable et population scolarisée 109
IV.3.2 - Scolarisation des enfants et charges scolaires 113
IV.4 - La population jamais scolarisée 114
IV.5 - Fréquentation scolaire et alphabétisation 115
IV.5.1 - Le profil scolaire de la population âgée de 10 à 29 ans 115
IV.5.2 - Alphabétisation des adultes 116
Troisième Partie - REPRODUCTION ET PRISE EN CHARGE DE LA SANTE AU SEIN DES MENAGES 119
CHAPITRE V - Fécondité et régulation des naissances 121
V.1 -Fécondité 121
V.1.1 - Descendance et projet familial 121
V.1.1.1 - Descendance de la famille 121
V.1.2 - Projet familial 127
V.1.2.1 - Désir d'enfants supplémentaires 127
V.1.2.2 -Raisons du désir d'enfants supplémentaires 131
V.1.2.3 - Raisons de limitation de la descendance 133
V.1.2.4 - Discussion entre conjoints et avis du partenaire au sujet du nombre d'enfants supplémentaires 133
V.2 - Régulation des naissances 136
V.2.1. Utilisation de la contraception 136
V.2.1.1 - Utilisation de la contraception au moment de l'enquête 136
V2.1.2 - Discussion entre conjoints au sujet de l'utilisation actuelle de la contraception 138
V.2.1.4 - Discussion entre conjoints au sujet de l'utilisation future de la contraception 139
V.2.2 - Raisons de non-utilisation de la contraception 140
V.3 - Comportements sexuels des jeunes 142
V.3.1 - Quelques caractéristiques socio-démographiques des jeunes 142
V.3.2 - Les premiers rapports sexuels 144
V.3.3 - Les jeunes et l'utilisation des méthodes contraceptives 146
Chapitre VI - AVORTEMENT AU TOGO 149
VI.1 - Ampleur du phénomène 150
VI.1.1 - Ampleur du recours à l'avortement 150
VI.1.2 Intensité de l'avortement 153
VI.2 - Déterminants du recours à l'avortement 154
VI.2.1 - Méthodes d'avortement 154
VI.2.2 - Motifs de l'avortement provoqué 156
VI.3 - Pratiques contraceptives avant et après l'avortement 157
VI.4 - Les conséquences du recours à l'avortement 159
VI.4.1 - Nature des complications 159
VI.4.2 - Réactions psychologiques et intentions futures 159
CHAPITRE VII - SANTE DES ENFANTS 161
VII.1 - Les maladies chez les enfants de moins de 10 ans 161
VII.1.1 - Le ratio de morbidité 161
VII.1.2 - Fréquence des maladies chez les enfants selon quelques caractéristiques de la mère et du noyau familial 161
VII.2 - Itinéraire thérapeutique 165
VII.2.1 - Premier recours aux soins 165
VII.2.2 - Dernier recours aux soins 166
VII.2.3 - Nombre de recours 167
VII.3 - Prise en charge des soins 168
VII.3.1 - Premier recours 168
VII.3.2 - Dernier recours 170
CHAPITRE VIII - LES UNIONS AU TOGO 173
VIII.1 - Entrée en union 174
VIII.1.1 - Etat matrimonial au moment de l'enquête 174
VIII.1.2 - Rang et durée des unions 174
VIII.1.3 - Situation matrimoniale du conjoint à l'entrée en union 176
VIII.2 - Caractéristiques des unions 177
VIII.2.1 - Lien de parenté avec le conjoint 177
VIII.2.3 -Situation de résidence des conjoints 178
VIII.2.4 - Type d'union 179
VIII.3 - Stabilité des unions 181
VIII.3.1 - La monogamie : le régime matrimonial dominant au Togo. 181
VIII.3.2 - L'issue des unions 182
VIII.3.3 - Les déterminants de l'issue 183
CHAPITRE IX - VIOLENCES FAITES AUX FEMMES 187
IX.1 - Définition des concepts 187
IX.2 - Les violences dans les familles togolaises 188
IX.3 - Les violences physiques et les violences sexuelles faites aux femmes 194
EN GUISE DE CONCLUSION ET PRINCIPALES RECOMMANDATIONS 198
Références bibliographiques 201
ANNEXES 207
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Famille, Migrations et Urbanisation au Togo - Fascicule 3 - Structure familiales et conditions de vie des ménages
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Auteur(s) Unité de Recherche Démographqiue - Université de Lomé Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale - Ministère de la Planification, du Développement et de l'Aménagement du Territoire
Date 2002-06-30
Pays Togo
Langue français
Contributeur(s) Direction de la Planification et de la Population - Ministère de la Planification, du Développement et de l'Aménagement du Territoire
Editeur(s) Unité de Recherche Démographqiue - Université de Lomé Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale - Ministère de la Planification, du Développement et de l'Aménagement du Territoire
Description Ce rapport fait état des principaux résultats de l'enquête quantitative sur les familles togolaises. Le rapport est relatif à la composition des ménages et de leurs conditions de vie.
Résumé Dans toutes les sociétés humaines, il existe des similitudes fondamentales dans la manière dont les groupes domestiques sont organisés. Servant de base à l'édifice social, ces groupements sociaux, en général basés sur des liens de parenté, constituent ce qu'on appelle selon les cas, "ménages" ou "familles".

De par son intérêt, la famille ou le ménage est devenu aujourd'hui un domaine d'étude progressivement investi par quasiment toutes les sciences sociales. La particularité de la présente étude est d'avoir pu décomposer les ménages en cellules plus petites appelées noyaux familiaux. Il s'agit de sous-ensembles gravitant autour de la cellule père-mère-enfants, et potentiellement distincts mais reconnaissant l'autorité d'une même personne appelée chef de ménage.

Les ménages composés d'un seul noyau familial sont les plus répandus, quel que soit le sexe de leur chef. Ils représentent 76 % chez les hommes et 64 % chez les femmes. Ensuite viennent les ménages à deux noyaux familiaux : un ménage sur dix (11 %) comporte, en dehors du noyau principal (c'est-à-dire celui du chef de ménage), un noyau familial secondaire. Le nombre moyen de noyaux familiaux par ménage se situe à 1,4 et ne révèle pas de différence significative selon le milieu de résidence (urbain, rural).

La distribution des membres des ménages selon le lien de parenté avec le chef de ménage, révèle que les enfants (41 %) sont les plus représentés au sein des ménages, sans doute du fait du niveau encore élevé de la fécondité. Ensuite viennent les collatéraux avec une proportion de 17%.

Les ménages monogames élargis (31 %) sont proportionnellement plus nombreux que tous les autres types. Les ménages monogames non élargis et les ménages monoparentaux élargis suivent respectivement en deuxième (23 %) et troisième (14 %) places. Notons que les ménages dirigés par les hommes, ceux du type monogame sont majoritaires tandis que parmi les ménages ayant à leur tête une femme ce sont les types monoparentaux qui prédominent.

Dans l'ensemble, un ménage compte en moyenne 7,9 personnes. Cette moyenne se situe à 8,5 pour le sexe masculin et 5,8 pour le sexe féminin. La taille du ménage est corrélée positivement avec l'âge du CM et négativement avec son niveau d'instruction. Elle passe de 2,1 pour les 15-19 ans à 9,7 pour les 70 ans et plus, puis de 8,3 pour les non instruits à 6,5 pour les CM ayant atteint au moins le lycée et plus. La taille moyenne du ménage est relativement plus importante chez les CM mariés : 7,3 pour les monogames et 10,9 pour les polygames. Par ailleurs, la taille moyenne la plus élevée s'observe dans la Région Centrale (11,2) alors que la plus faible se retrouve dans la Région de la Kara (6,7).

Les ménages togolais sont dans leur majorité dirigés par les hommes (77 %). La proportion des chefs de ménage de sexe féminin (23 %) n'est pas négligeable ; elle était de 20,5 % en 1981. En effet, la conjoncture de crise économique que connaît le pays depuis quelques années prédispose les femmes à devenir de plus en plus des chefs de ménage.

L'âge moyen des chefs de ménage est de 47,9 ans pour les deux sexes confondus. Il est significativement moins élevé pour les hommes que pour les femmes : 46,7 ans contre 52,0 ans. Les hommes accèdent (souvent par le mariage) plus tôt au statut de chef de ménage. La première responsabilité de la famille ne revient à la femme qu'en situation de veuvage, de divorce ou de migration. Plus l'âge de la femme augmente, plus sa chance de devenir chef de ménage par rupture d'union (divorce ou veuvage) est grande. Le mariage est pour les hommes la principale voie d'accès au statut de chef de ménage tandis que pour les femmes c'est l'instabilité conjugale et l'absence du conjoint qui leur confèrent ce statut.

Dans l'ensemble, un peu plus de la moitié des chefs de ménage (53 %) ne sont pas instruits et environ un sur cinq (22 %) se sont arrêtés au niveau primaire. Seuls 7 % de CM ont atteint le niveau "lycée et plus". Par ailleurs, la participation à l'activité économique est importante : en moyenne 89 % des CM ont déclaré qu'ils sont occupés c'est-à-dire qu'ils exercent une profession au moment de l'enquête.

La présente recherche a également permis d'une part d'étudier les caractéristiques de l'habitat, de disposer d'informations sur le confort du logement, de mesurer le niveau de promiscuité au sein des ménages, d'apprécier la gestion de l'environnement immédiat des ménages et d'autre part de classer les ménages selon le niveau de leurs conditions de vie.

Près de 4 ménages sur 10 (39 %) utilisent l'eau courante comme eau de boisson. Les proportions de ceux qui s'approvisionnent en eau de puits et en eau de surface suivent respectivement avec 37 % et 24%. L'approvisionnement en eau courante est plus élevé à Lomé (85 %) et plus faible dans la Région des Savanes (10 %).

Le type d'habitation le plus courant est la maison dont le toit est en tuile ou tôle, le sol en ciment et le mur en semi-dur. La majorité des ménages (80 %) s'éclaire à l'aide d'une lampe à pétrole ou lampion. C'est seulement à Lomé que l'électricité (56 %) reste le mode d'éclairage dominant.

La majorité des chefs de ménage sont propriétaires des logements qu'ils occupent. Ainsi, 58 % des chefs de ménage sont propriétaires de leurs logements et 23 % habitent une propriété familiale. Le reste des ménages est essentiellement composé de locataires (17 %). Cette tendance est observée dans toutes les régions. Mais en ville, l'importance relative du statut de propriétaire diminue au profit de la location ; c'est ainsi qu'à Lomé par exemple, les locataires sont majoritaires (45 %) .

La promiscuité, mesurée par le nombre moyen de personnes par pièce, est relativement acceptable. Dans près de 2 ménages sur 5 (37 %), le nombre de personnes par pièce est compris entre 1 et 2. La promiscuité est plus importante dans les ménages dirigés par les hommes que dans ceux dirigés par les femmes (64 % des ménages avec plus de 2 personnes par pièce pour les hommes et 57 % pour les femmes). Le niveau de promiscuité est relativement plus élevé en milieu urbain qu'en milieu rural. A Lomé, 26 % des ménages ont en moyenne 3 personnes par pièce tandis que pour l'ensemble du pays la proportion est de 24 %.

Le type de sanitaires dominant est «dans la nature » ; 6 ménages sur 10 (61 %) se servent de la brousse pour faire leurs petits besoins, ce qui dénote du niveau de la pauvreté et de l'ignorance de la population. C'est surtout à Lomé que les fosses (étanche et septique) sont dominantes. S'agissant de l'évacuation des ordures ménagères et des eaux usées, c'est également la nature qui est majoritairement utilisée dans toutes les régions sauf à Lomé.

Plusieurs facteurs expliquent les inégalités observées entre le milieu urbain et le milieu rural :

- la concentration de l'habitat urbain explique la localisation (essentiellement urbaine) des infrastructures publiques destinées à la distribution d'électricité et d'eau ;

- l'urbanisation réduit l'usage de certains matériaux traditionnels ;

- les facteurs socio-économiques favorables à la modernisation sont plus importants dans les villes que dans les campagnes.

Les différences de degré d'urbanisation et les particularités des conditions naturelles expliquent en grande partie les écarts régionaux en ce qui concerne l'habitat et les conditions de vie des ménages.
Table des matières TABLE DES MATIERES
AVANT PROPOS iii
REMERCIEMENTS v
RESUME EXECUTIF vii
LISTE DES ABREVIATIONS ET SIGLES UTILisES xi
LISTE DES TABLEAUX xv
LISTE DES GRAPHIQUES xvi
Introduction 1
I - INTERET DE L'ANALYSE SUR LES MENAGES ET LES NOYAUX FAMILIAUX AU TOGO : SPECIFICITE DE LA PRESENTE ENQUETE 2
I.1 - Quelques concepts et définitions 2
I.1.1 - Ménage 2
I.1.2 - Famille 3
I.1.3 - Noyau familial 3
I.2 - Objectifs et hypothèses de l'étude 4
I.2.1 - Objectifs 4
- Objectifs spécifiques 4
I.2.2 - Hypothèses 5
I.3 - Particularités de l'étude 5
I.3.1 - Intérêt de l'étude 5
I.3.2 - Identification de noyaux familiaux secondaires 6
II - Principaux résultats 7
II.1 - Composition des ménages 7
II.1.1 - Noyaux familiaux 7
II.1.2 - Lien de parenté 10
II.1.3 - Typologie des ménages 12
II.2 - Caractéristiques des chefs de ménage 14
II.2.1 - Structure par âge et par sexe des chefs de ménage 14
II.2.2 - Etat matrimonial des chefs de ménage 16
II.2.3 - Niveau d'instruction des chefs de ménage 17
II.2.4 - Situation dans l'activité des chefs de ménage 18
II.3 - Taille des ménages 20
II.3.1 - Les ménages et leur taille 20
II.3.2 -Taille des ménages selon les caractéristiques des chefs de ménage 22
II.4 - Conditions de vie des ménages et caractéristiques de l'habitat 24
II.4.1 - Statut d'occupation du logement 25
II.4.2 - Ménage et types d'habitation 26
II.4.3 Promiscuité au sein des ménages 26
II.4.4 - Ménages et sources d'approvisionnement en eau 27
II.4.5 - Ménages et types d'éclairage 28
II.4.6 -Ménages et types de sanitaires 29
II.4.7 - Ménages et modes d'évacuation des ordures et eaux usées 29

II.5 - Élaboration d'un indicateur de conditions de vie des ménages 30
II.5.1 - Liste des variables 30
II.5.2-Présentation du modèle 31
II.5.3 - Analyse des résultats 32
CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS 36
Références bibliographiques 38
ANNEXES 39
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Famille, Migrations et Urbanisation au Togo - Fascicule 4 - Migrations et insertion urbaines à Lomé
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Auteur(s) Unité de Recherche Démographqiue - Université de Lomé Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale - Ministère de la Planification, du Développement et de l'Aménagement du Territoire
Date 2002-06-30
Pays Togo
Langue français
Contributeur(s) Direction de la Planification et de la Population - Ministère de la Planification, du Développement et de l'Aménagement du Territoire
Editeur(s) Unité de Recherche Démographqiue - Université de Lomé Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale - Ministère de la Planification, du Développement et de l'Aménagement du Territoire
Description Ce rapport fait état des principaux résultats de l'enquête quantitative sur les familles togolaises. Le rapport est relatif aux migrations vers Lomé et aux conditions d'insertion (professionnelle, familiale, accès au logement) dans la ville.
Résumé Une des stratégies le plus souvent adoptées par les populations en vue d'améliorer leurs conditions de vie est la migration. En Afrique, ce phénomène migratoire a été aussi étudié que les autres phénomènes démographiques. En ce qui concerne les migrations internes, il apparaît que les villes, notamment les capitales, sont des lieux privilégiés de destination des migrants bien que les déplacements entre milieux ruraux ne soient pas négligeables. Il s'ensuit alors un accroissement rapide de la population des capitales avec comme corollaires des problèmes difficilement gérables aussi bien du côté des gouvernements que du côté des populations. Ces problèmes se manifestent au niveau de tous les domaines de développement : santé, emploi et éducation. A ceux-ci vient s'ajouter le problème de l'urbanisation avec la dégradation de l'environnement urbain et l'émergence de quartiers et d'habitats malsains. Un autre problème qui n'est pas des moindres est celui de l'insertion urbaine des migrants qui relève non seulement des capacités d'adaptation individuelles de ceux-ci mais aussi des possibilités qu'offrent ces capitales.

Lomé, la capitale du Togo n'est pas exempte de tous les phénomènes sus-mentionnés. La population de cette ville croît au rythme de 6,1 % par an. Par ailleurs, le pays connaît depuis les années 80 une situation économique critique dont les effets sont davantage ressentis à Lomé. Les migrants et les non migrants s'y retrouvent alors avec différentes conditions de vie qui sont parfois très difficiles. Les migrants de Lomé ont probablement diverses raisons de s'y installer. Ces raisons peuvent être d'ordre économique, professionnelle, matrimoniale, etc. A Lomé, les migrants cohabitent avec les non migrants, c'est-à-dire les personnes qui y sont nées et qui y résident au moment de l'enquête. Le fait pour ces derniers de ne pas migrer dépend également de leurs motivations individuelles. En posant comme postulat que les conditions de vie à Lomé sont plus gérables par les natifs, le sort des migrants est sujet à des interrogations suivantes. Quels sont d'une manière générale, les causes des migrations au Togo ? Quels sont les mécanismes d'insertion résidentielle et professionnelle des migrants à Lomé ? Quels sont les comportements familiaux (matrimoniaux et de reproduction) des habitants de cette ville ?

Pour apporter des réponses à ces questions, la présente étude s'est fixée les objectifs suivants :

- déterminer les caractéristiques de migrations internes au Togo ;
- analyser les causes et les facteurs des migrations dans les zones de départ, ainsi que les conséquences pour les zones d'accueil ;
- identifier les motivations individuelles des migrants et les mécanismes de leur insertion dans la vie sociale et économique ;
- actualiser les connaissances sur l'urbanisation.

Ainsi l'étude a atteint ces objectifs en réalisant deux enquêtes. La première est une enquête statistique d'envergure nationale qui a collecté des informations sur toutes les migrations effectuées par les enquêtés et leurs causes. La deuxième est une enquête biographique qui s'est intéressée uniquement aux habitants (hommes et femmes) de Lomé issus de la génération 1940-54, la génération 1955-64 et de la génération 1965-74. Elle a saisi toutes les migrations des enquêtés et en particulier les données permettant de cerner les mécanismes d'insertion résidentielle et professionnelle des migrants à Lomé et l'évolution des comportements familiaux dans cette ville.
Les principaux résultats de cette étude se résument comme suit :

L'âge à la première migration se situe autour de 15 ans et est différent selon le milieu de résidence et le sexe. En milieu urbain, cet âge est de 13,7 ans tandis qu'il est de 15,6 ans en milieu rural. Les femmes (14,3 ans) migrent plus tôt que les hommes (15,9 ans). Les raisons de la migration sont principalement d'ordre familial et matrimonial pour les femmes et d'ordre économique et scolaire pour les hommes. Chez les hommes, dans 42 % des cas, la décision de migrer est prise par le candidat lui-même alors que dans 33 % des cas, la migration résulte de la décision des parents ou du tuteur. Chez les femmes, dans 41 % des cas, ce sont les parents qui décident de leur départ ; les conjoints dans 27 % des cas et elles-mêmes dans 29 % des cas. Pour les dernières migrations des enquêtés, il est également apparu que c'est la personne qui a décidé de la migration qui prend généralement en charge les frais du voyage. Ce sont dans la plupart des cas les parents (36 % chez les hommes et 44 % chez les femmes) et les conjoints (27 % chez les femmes). Les migrants gardent des liens avec leurs parents restés au lieu de départ. Ils envoient et reçoivent des biens. Pour les non migrants, les résultats montrent que ce sont plus des raisons d'ordre familial qui les amènent à rester dans leur lieu d'origine. Ces raisons ont été évoquées par plus de la moitié (53 %) des non migrants.

Au Togo, les migrations sont essentiellement de nature rurale-urbaine. En effet, 59 % des hommes et 51 % des femmes ayant migré à Lomé viennent du milieu rural. Lomé constitue en fait le principal pôle d'attraction des migrants, les villes secondaires ne servant que de points de relais. Globalement les hommes migrent plus que les femmes et les migrations ont diminué au fil des générations.

En matière d'éducation les résultats tendent à conforter la montée des taux de scolarisation dans la jeune génération et la sous scolarisation des jeunes filles. En 2000, 26 % des femmes de la jeune génération sont sans instruction contre seulement 5 % des hommes de la même génération. En général les hommes et les femmes mettent plus de temps que la période requise pour obtenir leur diplôme. Par exemple avant d'obtenir le CEPD, respectivement 32 %, 38 % et 44 % des enquêtés de la vieille génération, de la génération intermédiaire et de la jeune génération ont mis entre 3 et 6 ans de plus que la durée théorique requise.

Au niveau de l'insertion professionnelle, on note que les taux d'activité régressent au fil des générations. Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à exercer une activité et l'activité de la femme est plus précoce que celle des hommes. A Lomé, les hommes et les femmes travaillent dans différents secteurs d'activité, mais les activités exercées sont précaires. Toutes générations confondues, le secteur informel s'est révélé être le secteur privilégié des femmes. Quatre femmes sur cinq (84 %) y exercent contre un homme sur deux (45 %) une activité au moment de l'enquête. Quoiqu'on retrouve certains dans le secteur informel, les hommes sont largement prépondérants dans le secteur moderne (public et privé). L'analyse de l'accès à ce secteur d'activité selon le sexe et la génération montre que les hommes de la génération la plus ancienne sont plus favorisés que ceux des deux autres générations. Les "anciens" jouissent en effet d'une entrée massive et rapide dans le secteur moderne. A contrario les jeunes ont un accès particulièrement difficile au secteur moderne. L'âge médian d'accès à ce secteur parmi les hommes est de 27,1 ans pour la vieille génération, 28,3 ans pour la génération intermédiaire et 34,6 ans parmi la jeune génération. La moitié des femmes n'a pas encore accès à ce secteur.

L'analyse de l'origine des ressources financières ayant servi à démarrer une activité dans l'informel permet de voir que dans la plupart des cas, ces ressources sont personnelles ou proviennent de la famille. Il convient ici de souligner que les activités des femmes sont principalement financées par leurs conjoints (32 %), par leur épargne personnelle (31 %) et par une aide de la famille (23 %). C'est la jeune génération qui semble bénéficier plus de l'aide de la famille pour démarrer une activité (50 % pour les hommes et 32 % pour les femmes).

L'examen de l'évolution des taux de chômage montre que le chômage devient de plus en plus important et que les taux de chômage augmentent avec l'âge. Les taux de chômage pour toutes les générations sont nettement faibles au sein de la population féminine. Cependant, les femmes entrent plus tôt que les hommes sur le marché du travail. Notons en outre que le secteur informel offre plus d'opportunités d'emplois que le secteur formel. En effet, le temps d'attente avant d'entrer dans le secteur informel est plus court que dans le secteur moderne. Après presque 5 ans d'attente (57 mois), respectivement 13 %, 22 % et 51 % des hommes de la jeune génération, de la génération intermédiaire et de la génération ancienne ont eu leur premier emploi dans le secteur moderne. La moitié des hommes de la jeune génération et de la génération intermédiaire ont trouvé une occupation dans le secteur informel au bout de 5 ans, 8 ans pour la vieille génération.

La répartition des enquêtés selon le statut matrimonial aux différents âges, par génération et sexe a révélé que le célibat tardif touche de plus en plus d'individus à Lomé. Les jeunes plus que les plus âgés restent plus longtemps dans le célibat. En effet, à 30 ans, les proportions de célibataires sont passées de 24 % (ancienne génération) à 40 % (génération intermédiaire) et atteignent 47 % pour la jeune génération chez les hommes. Ces proportions sont respectivement de 9 %, 15 % et 20 % chez les femmes. Parlant des unions, on note une prédominance des unions non formalisées sur les unions formalisées. La proportion des hommes en union informelle est de 81 % à 20 ans, 72 % à 25 ans, 65 % à 30 ans chez les plus âgés, contre respectivement 100 %, 94 % et 81 % parmi les hommes de la génération intermédiaire.

Il ressort également des résultats qu'à âge égal, les mariages civils sont plus observés dans l'ancienne génération (23 % des hommes et 20 % des femmes à 25 ans) que dans les deux autres (2 % d'hommes et 10 % de femmes pour la génération intermédiaire, 2 % d'hommes et 8 % de femmes pour la jeune génération à 25 ans). Par ailleurs, le nombre moyen d'unions contractées par les femmes augmente régulièrement avec l'âge. Ce nombre passe de 1,08 à 20 ans à 1,22 à 40 ans. Chez les hommes, le nombre moyen de conjointes est passé de 1,08 à 25 ans à 1,19 à 40 ans. La polygamie persiste toujours même si elle est en constance baisse. A 35 ans, 24 % des hommes de l'ancienne génération contre 9 % de ceux de la génération intermédiaire étaient polygames. Chez les femmes, la situation n'est pas très différente entre les deux premières générations (29 % pour l'ancienne génération et 26 % pour la génération intermédiaire à 35 ans) 25 ans. Par contre, à 25 ans, 23 % des femmes de la génération intermédiaire et 14 % de la jeune génération vivaient en union polygamique. De plus les chances de cohabitation augmentent s'il s'agit d'une union monogamique. Lors de la première union, à 35 ans, 90 % des hommes de l'ancienne génération et 85 % de la génération intermédiaire cohabitaient dans une union monogamique ; au même âge ces proportions sont de 77 % et 58 % pour les hommes de ces générations vivant en union polygamique.

On observe un recul de l'âge à la première union au fil des générations aussi bien chez les hommes que chez les femmes. La transition s'est opérée chez les hommes entre les deux premières générations alors que chez les femmes, elle est récente (entre la génération intermédiaire et la plus jeune). En effet, d'une génération à l'autre, l'âge médian à la première union est respectivement de 21 ans, 21,5 ans et 24,5 ans pour les femmes et 25 ans, 29,2 ans et 31,2 ans pour les hommes. Comme on le constate, l'entrée en union est tardive pour ces derniers.

La comparaison des probabilités d'entrer en union formelle et en union informelle montre qu'à Lomé, les femmes comme les hommes appartenant à l'ancienne génération et à la jeune génération courent un grand risque d'entrer en union informelle. Ainsi, les entrées en union se font plus sous forme informelle que formelle.

Les résultats de l'analyse du devenir des unions ont montré que certaines unions non formalisées le sont par après. Toutefois, la formalisation des unions devient de moins en moins fréquente au fil du temps. En considérant les dix années après les unions, on constate que la formalisation est intervenue pour une grande proportion d'hommes (33 %) et de femmes (29 %) de l'ancienne génération. Ces proportions excèdent celle de la génération intermédiaire (25 % des hommes et 23 % des femmes) et celle de la jeune génération (15 % d'hommes et 20 % de femmes).

On remarque de même que c'est au-delà de 15 ans de vie commune que les unions informelles sont formalisées ou se rompent. Cette constatation est faite au niveau des deux générations. Il faut signaler de même que les unions se rompent difficilement à Lomé. Les résultats montrent que les femmes comme les hommes divorcent peu quel que soit le type d'union ; ce qui entraîne une sous-représentation des personnes en union rompue (divorcées/séparées et veuves) au sein de la population de Lomé. A la date de l'enquête, seuls 3 % d'hommes et 8 % de femmes étaient séparés de leurs conjoints. Et quand bien même il y a divorce, les hommes se remarient aussitôt et les femmes un peu plus tard. En effet, 62 % d'hommes de l'ancienne génération, 56 % de ceux de la génération intermédiaire et 61 % des plus jeunes se sont remariés juste deux ans après la rupture de leur première union. Après le même nombre d'années, seules 20 % des femmes de la vieille génération, 17 % dans la génération intermédiaire et 29 % des plus jeunes se sont remariées.

Les résultats du calcul de la descendance atteinte par les enquêtés à Lomé montre qu'elle est en baisse. A tous les âges, le nombre moyen d'enfants nés vivants diminue de l'ancienne génération à la plus jeune. A 25 ans par exemple, il est de 1,4 enfants pour les femmes de l'ancienne génération, 1,1 enfants pour la génération intermédiaire et 0,8 enfant pour la jeune génération. Chez les hommes, à 40 ans, ce nombre est de 4,4 enfants chez les plus âgés et de 2,5 pour la génération intermédiaire. Selon le niveau d'instruction, il apparaît, toutes générations confondues, que les femmes et les hommes moins instruits sont plus féconds que les instruits. Cependant, la baisse de la fécondité est commune aux instruits et aux non instruits.

Les niveaux de fécondité dépendent entre autres de l'âge d'entrée en vie féconde. Les résultats mettent en exergue un recul de l'âge à la première naissance dans les jeunes générations. En effet, l'âge médian à la première naissance est de 22,4 ans pour la plus ancienne génération, de 23,2 ans pour la génération intermédiaire et de 26,0 ans pour la jeune génération. Le mariage reste un cadre de procréation mais perd de plus en plus cette fonction. Il convient de souligner que le retard dans le calendrier de la fécondité s'observe également chez les hommes. Le mariage continue à être le cadre privilégié dans lequel la constitution de la descendance se réalise.

L'analyse des caractéristiques du logement à Lomé montre, en ce qui concerne le type d'habitat, que les habitations de type "chambres-salon" sont les plus répandues à Lomé et ce, pour toutes les générations. En 1975, la proportion d'individus logés dans ce type d'habitat est de 56 % pour la génération la plus âgée, 50 % pour la génération intermédiaire et 54 % pour la jeune génération. En 2000, ces proportions sont respectivement de 60 %, 53 % et 41 %. Les logements modernes du genre "villa/appartement" sont rares et restent l'apanage d'une infime partie de la population. Par ailleurs, la proportion d'individus disposant de l'électricité dans leur logement augmente régulièrement et elle est toujours plus importante dans le centre que dans la périphérie. En 1970, 50 % d'individus résidant dans le centre de Lomé contre 32 % dans la périphérie bénéficiaient de l'électricité dans leur logement. En 2000, cette proportion est de 65 % dans le centre contre 46 % dans la périphérie de Lomé. Par contre, l'adduction en eau potable est restée faible au fil du temps et est toujours plus importante dans le centre que dans la périphérie. En 2000, dans le centre, respectivement 27 %, 26 % et 22 % d'individus de l'ancienne génération, de la génération intermédiaire et de la jeune génération disposaient de l'eau courante dans leur logement ; alors que ces proportions sont respectivement de 21 %, 14 % et 17 % dans la périphérie. En définitive, les résultats révèlent que dans l'ensemble des générations en présence, le niveau de confort des logements à Lomé a connu une relative dégradation durant les trente dernières années même si au même moment la couverture de la ville par le réseau électrique a augmenté. Cette dégradation des conditions de logement touche davantage les jeunes générations.

En outre, la répartition des enquêtés selon leur statut d'occupation du logement fait état d'une sortie tardive de l'hébergement pour les jeunes. Au moment où la moitié des hommes de la jeune génération n'a pas encore quitté leur lieu d'hébergement, la moitié des hommes de l'ancienne génération et de la génération intermédiaire ont connu cet événement respectivement à 34,2 ans et à 37,3 ans. Par rapport à l'ancienne génération, les deux dernières accèdent très peu à la propriété. Chez les hommes de la jeune génération le quart n'a pas encore un "chez soi" ; alors que 25 % des hommes de la génération la plus âgée et ceux de la génération intermédiaire sont devenus propriétaires respectivement à 28,3 ans et 34,8 ans. Chez les femmes, accéder à son propre logement est un événement rare. A 35 ans, 86 % des femmes de l'ancienne génération contre 95 % de celles de la génération intermédiaire n'ont pas encore leur propre logement. Par ailleurs, l'acquisition du logement se fait principalement par financement propre dans les deux premières générations (60 % pour la vieille génération et 47 % pour la génération intermédiaire à 30 ans) et par héritage dans la génération cadette. Le prêt bancaire est très peu courant dans la construction d'un logement. A 40 ans, les individus de la génération la plus âgée ont recouru, dans une proportion de 10 % au prêt bancaire pour accéder à leur propre logement.
Table des matières TABLES DES MATIERES

AVANT-PROPOS iii
REMERCIEMENTS v
RESUME EXECUTIF vii
LISTE DES ABREVIATIONS ET SIGLES UTILISES xii
LISTE DES TABLEAUX xvii
LISTE DES GRAPHIQUES xix

INTRODUCTION 1

CHAPITRE I : LE PHENOMENE MIGRATOIRE AU TOGO : AMPLEUR, ORIENTATION ET DETERMINANTS 13
I.1 - L'ampleur du phénomène migratoire au Togo 13
I.1.1 - Définition de quelques concepts 13
I.1.2. - La migration "durée de vie" 14
I.1.3 - Les migrations récentes 15
I.2 - Orientation de la migration 18
I.2.1 - Flux migratoires 18
I.2.2 - Autres indicateurs de mesure de la migration 19
I.2.3 - Taux d'émigration, d'immigration et de migration nette 19
I.3 - Motivation et organisation de départ 20
I.3.1 - Motif principal de départ 20
I.3.2 - Prise de décision et contribution pour le départ de la dernière migration 21
I.3.3 Hébergement dans la région d'arrivée 22
I.3.4 - Profil des migrants et des non-migrants 22
I.3.5 - Raisons de non-migration 23
I.4 - Impact économique de la migration 24
1.4.1 - Les parents biologiques (père ou mère) sont les bénéficiaires privilégiés des envois d'argent ou de biens 24
1.4.2 - La plupart des migrants envoient de l'argent et des biens à leurs parents restés dans la localité de départ 26

CHAPITRE II : L'URBANISATION AU TOGO : LE CAS DE LA VILLE DE LOME 29
II.1 - Aperçu de l'évolution économique du Togo 29
II.2 - La notion de ville au Togo et le phénomène urbain 30
II.3 - L'évolution démographique de la ville de Lomé 32
II.4 - L'importance économique de la ville de Lomé 33

CHAPITRE III : EDUCATION 35
III.1 - Les taux de scolarisation 35
III.2 - Le niveau atteint et le rendement 40
III.3 - La durée des études 42

CHAPITRE IV : INSERTION PROFESSIONNELLE 45
IV.1 - Les taux d'activité 45
IV.3 - Évolution du taux de chômage 47
IV.4 - Les secteurs d'activité 49
IV.4.1 - Le secteur moderne 49
IV.4.2 - Le secteur informel 51
IV.5 - L'accès au premier emploi 54
IV.5.1 - L'âge au premier emploi 55
IV.5.2 - Entrée dans l'activité économique 55

IV.6 - Temps d'attente à la sortie du système scolaire 58
IV.6.1 - Le secteur moderne 58
IV.6.2 - Le secteur informel 59
IV.7 - La mobilité sociale 60

CHAPITRE V : EVOLUTION DE LA VIE MATRIMONIALE 65
V.1 - Statut matrimonial 65
V.1.1 - Le célibat 67
V.1.2 - Proportion de personnes en union non formalisée 71
V.1.3 - Proportion de personnes en union formalisée 72
V.2 - Nombre moyen d'unions par génération 73
V.2.1 - Les proportions de personnes vivant en union rompue 75
V.3 - Les unions 75
V.3.1 - Les caractéristiques des unions 75
V.3.2 - L'entrée en union 80
V.3.3 - Age médian à la première union selon l'instruction 82
V.3.4 - L'entrée en union selon le type d'union 82
V.4 - Le devenir des unions 83
V.4.1 - Formalisation des unions informelles 83
V.4.2 - Sortie des unions informelles 84
V.4.3 - La rupture d'union et le remariage 85

CHAPITRE VI : EVOLUTION DE LA VIE GENESIQUE A LOME 91
VI.1 - Les descendances selon la génération à Lomé 91
VI.1.1 - Nombre moyen d'enfants par génération et par âge 91
VI.1.2 - Fécondité et niveau d'instruction 92
VI.2 - L'entrée en vie féconde 95
VI.2.1 - L'âge d'arrivée du premier enfant 95
VI.2.3 - Intervalle intergénésique 97

CHAPITRE VII : ITINERAIRE RESIDENTIEL ET ACCES AU LOGEMENT 99
III.1 - Les caractéristiques de la migration à Lomé 99
VII.2 - Évolution des caractéristiques du logement 101
VII.2.1 - Le type d'habitat 101
VII.2.2 - Accès à l'eau et à l'électricité 103
VII.2.3 - Évolution des conditions de logement 105
VII.3 - Le statut d'occupation du logement 106
VII.3.1 - Évolution des proportions d'hébergés, de locataires et de propriétaires 106
VII.3.2 - Évolution du mode d'acquisition des logements 109
VII.4 - ACCES AU LOGEMENT 110
VII.4.1 - L'autonomie résidentielle 110
VII.4.2 - L'accès à son propre logement 112

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS 115

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 120

ANNEXES 123
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Documents techniques
Manuel d'instruction aux agents
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Pays Togo
Langue français
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