| Résumé |
Pour mettre en œuvre des politiques ciblées de lutte contre la pauvreté, les décideurs politiques
et les partenaires au développement ont besoin d’informations statistiques désagrégées sur les
conditions de vie des ménages jusqu’au niveau le plus fin possible. Cette étude s’inscrit dans la
perspective de rendre disponible des informations récentes sur la pauvreté.
La méthodologie de la cartographie de la pauvreté permet de disposer et d’avoir une meilleure
lisibilité des données sur la pauvreté à travers des cartes. Elle est élaborée en combinant des
données d’enquêtes auprès des ménages qui ont l’avantage de fournir des informations sur la
consommation des ménages et celles de recensement qui permettent de fournir des données
exhaustives et désagrégées au niveau le plus fin en termes de couverture géographique.
Dans ce rapport, les indicateurs de pauvreté à savoir l’incidence, la profondeur et la sévérité
d’une part et d’autre part l’indice de Gini et certains indicateurs des Objectifs de
Développement Durable (ODD) ont été produits et analysés.
Les résultats indiquent au niveau national une diminution de 5,2 point de la proportion des
pauvres, passant de 58,7% à 53,5% sur la période 2011- 2017. Au niveau régional, on relève
des baisses considérables des estimations de l’incidence de la pauvreté comparées à celles de
2011 dans presque toutes les régions. Dans la région des Savanes où le taux de pauvreté reste
élevé depuis des années, l’incidence de la pauvreté est passée de 87,3% en 2011 à 65,0% en
2017. Ce taux est passé de 68,9% à 58,2% dans la région de la Kara, de 76,0% à 59,9% dans la
région Centrale et de 65,9% à 56,6% dans la région des Plateaux sur la période 2011-2017. A
l’inverse, c’est dans la région Maritime et à Lomé commune que le taux de pauvreté a connu
une légère augmentation passant respectivement de 45,3% à 52,6% et de 27,0% à 30,3% entre
2011-2017.
Au niveau national, les inégalités de répartition des revenus sont élevées (indice de Gini 0,427).
Les indices traduisant les inégalités au niveau régional classent les régions en deux groupes.
Lomé Commune, la région de la Kara et la région Maritime, avec un indice de Gini situé autour
de 0,425, constituent les régions dans lesquelles les inégalités sont plus élevées. A l’opposé, les
régions des Plateaux, des Savanes et de la Centrale présentent de faibles inégalités avec un
indice de Gini autour de 0,39. Par ailleurs, il est à noter que des efforts considérables sont à
consentir pour améliorer les conditions de vie des populations des préfectures de Kpendjal, OtiSud, Akébou et Bas-Mono. |